Le complotisme inversé d’un escroc à la Shoah
Frédéric Haziza a sorti un livre le 15 janvier qui se nomme Vol au dessus d’un nid de fachos, sous-titré Dieudonné Soral, Ayoub et les autres.
Fredéric Haziza se fait allègrement insulter sur tous les forums, la sortie de son livre n’a rien arrangé, bien au contraire. J’en suis venu à me demander si la rédaction de cet article était nécessaire. Mais comme il manque 15 000 signatures à la pétition demandant son renvoi de la chaîne parlementaire, j’ai décidé de me mettre au travail.
Seules les organes de propagande médiatique font preuve d’indulgence à son égard. Haziza y fait actuellement une tournée pour y déclarer qu’il souhaite une France « black/blanc/beur » ouverte et tolérante, et non pas une France « black/blanc/beur » raciste et antisémite, propos qu’il avait également tenu lors d’une conférence de presse avec Francois Hollande. Ce que dit Haziza est absurde : une France « black/blanc/beur » est par définition ouverte, tolérante et non raciste. Quand Haziza dit donc qu’il ne veut pas d’une France antisémite, il faut bien entendu traduire qu’il s’oppose à cette France « black/blanc/beur » qui refuse de se soumettre à sa communauté.
Haziza a écrit ce livre pour répondre à une campagne « antisémite et négationniste », pour reprendre ses propres termes, menée à son encontre suite aux déclarations d’Alain Soral l’accusant d’être un « escroc à la Shoah » parce que celui-ci l’avait accusé de mentir sur la mort de son grand-père à Auschwitz. Le premier travail à effectuer donc, c’est donc la déconstruction de ce mensonge.
Quand on lit le récit de l’immigration/déportation de son grand-père, qui tient dans son livre sur une page et demie, on voit bien que son histoire ne tient pas la route. Une seule phrase est vrai, c’est quand il dit : « Comme tout le monde, j’ai deux grand-père, un grand-père paternel et un grand-père maternel. », le reste est faux. Haziza écrit : « Majloch Lancner était né le 5 mars 1900 à Varsovie, en Pologne ». En allant sur le site yadvashem.org, site du mémorial de la Shoah de Jérusalem contenant la base de données de toutes les victimes de l’Holocauste, on y trouve bien un Majloch Lancner, mais celui-ci est né en 1903, pas en 1900. Haziza dit : « Son nom figure sous la référence 5383096 », pas 150000, ni 1268569, ni 3268469, non 5383096, un chiffre s’approchant étrangement donc des sacro-saint 6000000. Haziza écrit également : « En arrivant à Paris par la Gare de l’est en ce printemps 1922, avec Fajga, sa femme, il s’agenouilla pour embrasser le sol de son nouveau pays : la France idéale, la France de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. On lui refusera la nationalité française et pourtant, lors de la mobilisation générale du 1er septembre 1939, il décida de s’engager dans une brigade de la Légion étrangère de l’armée française. Il voulait se battre pour la France ». À la lecture de ce récit, on se dit que si ça n’avait pas été fait des millions de fois, l’histoire de son grand-père pourrait être utilisée pour faire un bon film Hollywoodien. En outre, le nom de la femme de Lancner indiqué sur le site yadvashem.org n’est pas Fajga, mais Fela.
De plus, si l’on s’en tient à la date de naissance inscrite sur le registre yadvashem.org, cela signifie que son grand-père aurait été marié et aurait immigré à 19 ans seulement, ce qui, même pour l’époque, semble un peu jeune. Autre élément troublant, Haziza écrit : « Il se rendra confiant et serein au commissariat du 13e arrondissement de Paris, situé passage Ricaut, après avoir fait un baiser – il ne savait pas que ce serait le dernier – à ma grand-mère Fajga, ma mère Huguette et ma tante Marguerite ». Cela n’est pas non plus cohérent. Haziza prétend que son grand-père a été arrété lors de La rafle du billet vert. Or, sur Wikipédia on peut lire : « Sur la base des recensements effectués, 6 694 Juifs étrangers, Polonais pour la plupart, des hommes de 18 à 60 ans habitant en région parisienne, reçoivent une convocation pour « examen de situation » (le billet vert), les sommant de se rendre, accompagnés d’un proche, dans divers lieux de rassemblement le 14 mai 1941. Plus de la moitié (3 747) obéissent car ils pensent qu’il ne s’agit que d’une formalité administrative, et sont aussitôt arrêtés pendant que la personne qui les accompagne est invitée à aller leur chercher des affaires et des vivres. » Comment se fait-t-il que le grand-père d’Haziza, Majloch Lancner, ait donné son dernier baiser depuis son domicile, s’il lui était demandé dans la convocation de se rendre accompagné ?

Autre approximation d’Haziza, cette fois, assez amusante, il écrit : « L’expression yiddish “Wie Gott in Frankreich leben” (“Vivre heureux comme dieu en France”, comprendre comme un juif en France) ayant bercée sa jeunesse, enchantée ses rêves, façonnée son être, il a choisi la France… ». On a vraiment l’impression qu’il parle là d’un ami d’enfance, mais non, il parle de ce grand-père mort à Auschwitz-birkenau, qu’il n’a jamais connu ! Il fait plusieurs erreurs dans le passage cité. Premièrement, l’expression « Wie gott in Frankreich leben » n’est pas une expression yiddish mais allemande ! Sur les quatre références à la langue allemande que Haziza effectue, il fait d’ailleurs trois erreurs. La seule fois où il ne fait pas d’erreur, c’est sur le terme « Nationalsozialist ». Deuxièmement, il fait une erreur sur l’interprétation de cette expression. « Wie Got in Frankreich leben » signifie effectivement littéralement « Vivre comme dieu en France ». Je laisse le droit à Haziza de croire, pour des raisons confessionnelles, que vivre comme dieu en France signifie « vivre comme un juif en France », mais j’imagine que Haziza ignore l’origine de cette expression. Cette expression allemande vient de la révolution française. En effet, pour nos voisins germaniques, les français ayant tué leur roi et abolit la monarchie de droit divin afin de fonder la république, dieu n’avait plus rien à faire en France. L’expression des allemands Vivre comme dieu en France signifie donc vivre oisivement, ou plus généralement, bien vivre. Ainsi, on peut dire « Ich esse wie Gott in Frankreich », cela signifie : « Je mange comme dieu en France, je mange bien ». Je trouve ça drôle que Haziza fasse cette référence sans le savoir à la révolution française pendant laquelle a été passé un pacte avec les juifs : « Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus », illustration de l’universalisme républicain.
Pour revenir au grand-père de Haziza, nous n’avons pas la preuve que le grand-père d’Haziza
n’est pas mort à Auschwitz-birkenau, mais inversement, Haziza ne nous apporte pas la preuve de ce qu’il dit est vrai, et même les nombreuses incohérences, bizarreries, faussetés, approximations de son récit ne peuvent que confirmer nos soupçons. À la page 71, Haziza revient sur la rencontre entre son père Haziza séfarade et sa mère Lancner ashkénaze « qui l’a ensuite suivi dans ce qui était à l’époque un département français d’Algérie ». Plus loin, il fait un commentaire sur ceux qui oseraient remettre en cause sa sincérité : « Quelle idée se font-ils des Juifs quand ils imaginent que ceux-ci puissent être assez pervers pour s’inventer des ancêtres déportés ? ». Nous ne commettrons pas l’erreur de tirer des conclusions sur les juifs, Frédéric ! Mais sur toi, que penser ? Usurper l’identité de ce Majloch Lancner, paix à son âme, le pauvre ! Et te servir d’un drame ayant coûté la vie à 6 millions de personnes !
Le livre d’Haziza est donc basé sur un mensonge. À quoi sert ce mensonge ? À la domination politique, bien entendu ! Le mensonge d’Haziza sert une idéologie. Son livre est une attaque envers toute personne, mouvement social, parti politique, pays… s’attaquant de prés ou de loin à cette idéologie et aux institutions et personnes qui la représentent. La vision des opposants est, comme l’histoire de son grand-père, mensongère. Elle est une déformation de la réalité simplificatrice et réductrice, sa grille d’analyse est un complotisme inversé.
Pourquoi je dis que ce complotisme est inversé ? Parce qu’habituellement, le complot vient des élites ; là, c’est du peuple qu’il vient. Et effectivement, monsieur Haziza vient bien de l’élite, on l’a vu il y a peu lors d’une conférence de presse avec Francois Hollande. Frédéric Haziza fait d’ailleurs actuellement la « tournée des médias », très complaisants à son égard, pour faire la promotion de son livre mensonger et propagandiste. Livre mensonger et propagandiste qu’il a écrit en menant des entretiens avec le président de la République. Le premier Ministre, Marine Le Pen, Louis Alliot, Manuel Valls… Je m’arrête là car la liste est longue. On voit mal ce que les personnes citées, qui sont pour la plupart de haut fonctionnaires, peuvent apportés comme connaissance des personnalités, organisations ou mouvements cités. Mais ce n’est pas grave, le ridicule ne tue pas, comme le dit lui-même Haziza, citant Desproges. Haziza affiche un mépris insolent et injuriant envers le peuple. On rigole quand Haziza nous donne un cours de sociologie et nous parle de « contre-culture » que n’incarnerait pas Soral ou Dieudonné car ils « utilisent tous les ressorts de la culture de masse : internet, l’esprit du rap, aujourd’hui largement devenu commercial, ou encore le langage de la pornographie standardisée ». Dieudonné est un comédien, un homme de scène et un écrivain. Soral écrit et édite des livres, dont un critiquant la commercialisation du rap, et aucun des deux n’a jamais fait de pornographie à ce que je sache, que ce soit standardisé ou d’auteur. Qu’il utilise internet, ça les embête bien, parce que c’est le seul qui soit vraiment populaire et qu’ils ne peuvent pas encore complètement contrôler.
Le titre de son livre parle de lui-même assez maladroitement : « Vol au dessus d’un nid de fachos ». Pas besoin de lire le livre pour comprendre qu’il s’agit de la vision d’une certaine élite « au-dessus » du peuple ; une vue hautaine et condescendante. Ce que cette élite voit, ce « nid de fachos », c’est une couvée de petit oiseaux : criards, les yeux non ouverts, la peau non encore velue. Ces mammifères primaires crient dans tous les sens, ils ne peuvent pas voir le monde, ils ne sont pas encore recouverts des habits de la civilisation ! Quel spectacle effroyable, je n’aimerais pas être à leur place !
Pourquoi complotiste ? Dans son livre, Haziza emploie à maintes reprises le terme « fachosphère ». Cette sphère fasciste regrouperait les « anti-Mariage pour tous », les dieudonnistes, Soral et Naulleau, les salafistes, frontistes, catholiques, skinheads, proches de Ayoub et j’en passe. Ces gens seraient tous racistes, antisémites, homophobes, négationnistes, le kit complet en somme. Cette fachosphère formerait une nébuleuse interconnectée en réseau, complotant un coup d’État contre l’État démocratique et républicain, composé de braves journalistes honnêtes comme lui, Caroline Fourest ou des citoyennes courageuses et engagées comme les Femens. C’est drôle qu’il mette dans le même panier tous ces gens qui sont pourtant d’obédience si différentes. Il y a pourtant une explication sociologique à cela ; c’est que de son petit microcosme, Haziza ne parvient pas à voir le peuple dans toute sa diversité et sa pluralité d’opinion. Lui ne voit pas en eux le peuple, mais une masse informe qui pourrait bien lui retirer ses petits privilèges, comme celui d’être journaliste alors que c’est un absolu crétin.
En réalité, Haziza dit avoir mené une enquête mais il connaît mal son sujet, il connaît ce qu’il appelle la « fachosphère ». Son livre comporte de nombreuses erreurs : par exemple, il transforme (peut-être volontaire-ment) le nom de la chaîne YouTube « Passe l’info » en « Pas l’info ». Il parle de Béatrice Pignède pour dire : « Elle a réalisé un film, l’Oligarchie et le Sionisme, tissu d’âneries qui a eu un certain succès dans la mouvance soralo-dieudonniste. Comme disait Desproges, “le ridicule ne tue plus” : elle fait remonter le sionisme au XVIIe siècle ». C’est faux, ceci est la thèse de Thierry Meyssan dans le second tome de l’Effroyable Imposture.
Haziza est un crétin inculte, il mentionne Les Protocoles des Sages de Sion qui est une référence dans les milieux complotistes et antisémites pour dire : « Voici un siècle et demi, le régime tsariste faisait écrire “Les Protocoles des Sages de Sion”, inspiré d’un roman populaire français. Aujourd’hui, Soral le réimprime… ». Les Protocoles des Sages de Sion a été inspiré de Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu qui est un pamphlet d’un écrivain belge. C’est effectivement un faux écrit sur commande de la Russie tsariste pour contrer la montée des bolchéviques. Ce qu’il oublie de préciser alors que c’est important. Et Alain Soral édite La controverse de Sion et non Les Protocoles des Sages de Sion.
Pourquoi il faut virer l’Aziza, « journaliste d’investigation » agressifs, irrespectueux et Anti-France :
En plus de mal connaître son sujet et d’être un abruti inculte, il est menteur. Sur Alain Soral, il fait preuve d’une fausse naïveté très malhonnête.
Il cite tout d’abord Soral qui déclare, avec le brin de provocation qu’on lui connaît : « Je ne suis pas d’extrême droite, je suis national-socialiste », il veut bien sûr dire nationaliste et socialiste. Haziza commente ensuite : « Il l’avoue donc : il est nazi, puisque ce mot est la contraction allemande de « Nationalsozialist ». Il reproche à Eric Naulleau de ne pas avoir été opposé avec fermeté avec Soral dans le livre qu’ils ont écrit ensemble, Dialogues désaccordés. Sur quel sujet ? Je vous le donne en mille : la sempiternelle Shoah, bien entendu ! Ça ne lui plait pas que Naulleau ait écrit dans son livre avec Soral « Que l’extermination des juifs ait été parfois utilisé à des fins politiques et géopolitiques, c’est une évidence ». C’est une évidence que le livre d’Haziza nous démontre une fois de plus. Haziza écrit alors pour se venger que ce livre est dédié à Dieudonné « Pour son courage et sa lucidité »… c’est faux ! C’est seulement Soral qui a dédié le livre à Dieudonné, Naulleau l’a dédié « à la mémoire de Paul Gadenne ».
Mensonge, ignorance, malhonnêteté, tout ça au service de quoi ? D’une vision raciale du monde. C’est en cela aussi qu’il y a une véritable inversion, car le racisme et l’extrême droite ne vient pas de ce peuple « Black/blanc/beur » et de tout ceux qui le composent, mais bien de cette tête à claque inculte et du système qu’il défend.
Dans le dernier chapitre, Haziza traite du Front National et des liens qu’entretiennent certains de ses cadres avec le gouvernement syrien de Assad. Je laisse au lecteur tirer d’eux-mêmes les conclusions qu’on peut tirer en termes de politique et de géopolitique.
Si j’avais un message à adresser à Haziza, ça serait celui des Homens, qu’il cite dans son livre :
« Nous sommes partout, dans les villes et les campagnes. Nous sommes la majorité silencieuse qui sort de l’ombre. Nous sommes le peuple qui hurle. Nous sommes la résistance. Et nous ne lâcherons jamais. »
Haziza. Ferme là, casse toi ! Si le vent se mettait à tourner, ce ne serait pas moi qui rallumerait le gaz, mais faudra pas venir se planquer dans ma cave.
Signez la pétition pour le renvoi de Frodo Hazizananas !
Article paru sur le blog Quenelle Berlinoise
Finissons par ce message de soutien du pot de fleurs ministre de la Culture, ministre de Rien, ministre du Néant, qui en bonne vitrine féminine du gouvernement incapable adresse un mot chaleureux à l’Aziza contre les vilains antisémites « aux relans abjects d’avant guerre », avec les fautes d’orthographe en prime :



Filipetti: il n’y a pas que l’orthographe…
« Frederic Haziza DONT les attaques ».
La syntaxe et la logique sont aussi merdiques.
En tous cas, ils ont tous un grand-père ou une grand-mère à nous jeter à la face pour nous intimider ! Poussez-les dans leurs derniers retranchements et vous les verrez tous sortir leur joker !
J’ai même été franchement surpris par un jeune blanc-bec, franc/mac, goy (du genre couteaux et fourchettes - cartes de visite) qui m’avait sorti , lui aussi, que sa pôôôôvre mamie avait pris un ticket de train sans banquettes, aller-simple, vers Auschwitz !
A croire que c’est leur abécédaire de la narrative holocaustique à déployer en cas d’urgence. Effet paralysant qui vous change en statue de sel bien des goyim terrorisés à l’idée d’être traités d’antisémiiiiiiiiites ! Fermez-la ou taisez-vouuuuuuus !
A paraitre prochainement « Vol au dessus du nid de Frédo-pédo »
« il transforme (peut-être volontaire-ment) le nom de la chaîne YouTube « Passe l’info » en « Pas l’info » »
petite correction, la chaine « PAS L’INFO » existe bien, j’y suis abonné :
http://www.youtube.com/user/PASLINFO
« Pas l’info » est une émission hebdomadaire qui parait tous les dimanches sur différents canaux alternatifs dont le site du Parti Anti Sioniste.
A noter qu’Aurélie Filippetti, romancière et ministre de la culture et de la communication est incapable d’écrire un tweet d’une dizaine de mots sans faire de graves fautes d’orthographe. Relans s’écrit relents…, le a prend un accent grave. Sans compter l’apostrophe d’avant et le trait d’union pour avant-guerre.
Oops
Je n’avais pas lu correctement l’article
C’était dit.
Je suppose très fortement que ce minable haziza n’a pas eu de maman pour lui apprendre les bonnes manières !
A ce niveau là de connerie, il mériterait des coup de fouets je pense !
Bonjour,
Je crois qu’il faut toujours rester prudent avec les sionards car ils n’attendent qu’une chose ,que l’on fasse des erreurs afin de nous décridibiliser. Ainsi la « quenelle berlinoise » ne doit pas affirmer que Haziza est un escroc à la Shoah mais que certaines données ne correspondent pas à ce qu’il prétend et que si une réponse claire n’est pas donnée par Haziza on pourrait commencer à le suspecter d’escroquerie.
J’ai moi même essayé de laisser un commentaire sur E&R à propos de certaines « incohérences » dans la version du grand-père d’Haziza. Le commentaire a été modéré et je peux le comprendre puisqu’Haziza est en « procès « avec eux et que cela pourrait potentiellement relancé la polémique.
Néanmoins il est de notre devoir de dire qu’en l’état et avec les données fournies par Haziza il y a des incohérences. Je vous mets ci dessus le commentaire initialement posté (mais modéré) sur E&R
» Bonsoir,
Je n’ai pas envie de relancer le débat ni même la polémique sur le grand-père d’Haziza mais cette histoire a pris des proportions tellement grandes qu’il est de notre devoir d’être précis (BHL,Valls et même Pierre Bergé en ont parlé …)
Dans le JDD on apprend que le grand-père faisait partie du convoi N°6
« son grand-père arrivé à Auschwitz par le convoi n°6 et assassiné le 7 juillet 1942″
http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Frederic-Haziza-auteur-d-une-enquete-au-coeur-de-la-derive-antisemite-648150
En lisant une des plus hautes autorités en matière de Shoah (Papa Klarsfeld ) on apprend que le convoi N°6 est parti de Pithiviers le 17 juillet 1942 ,soit 10 jours après la mort « officielle » du grand père d’Haziza.
Peut-être est-ce une erreur de frappe donc vérifions la liste des déportés du convoi N°6 et allons directement vérifier à la lettre L.
http://convoi6.perso.neuf.fr/Listes.htm
Bizzarement on trouve aucune trace de papy Lancner !!! (grand-père d’Haziza)
Dans certains déscriptifs du dernier livre d’Haziza sur Books Google Haziza dit :
« Majloch Lancner était né le 5 mars 1900 à Varsovie, en Pologne »
Dans plusieurs émissions radio, Haziza a mentionné que le nom de son grand-père était gravé sur le mémorial de la Shoah.
Il y a bien le nom Majloch Lancner gravé sur ce Mémorial mais il est né en 1903; de plus il semble que deux noms à droite du nom de son « grand-père » ont été effacé.
http://image1.findagrave.com/photos/2008/275/DSCN9795aLargejpg.jpg
En allant sur la liste des victimes de la Shoah de Yad vashem on retrouve dans la trentaine de Lancner ,Majloch né en 1903.
http://db.yadvashem.org/names/nameDetails.html?itemId=5383096&language=en
Sur les registres de décès de Auschwitz on trouve également le nom de Lancner Majloch né en 1903.
Dans l’état actuel de nos connaissances ont peut donc affirmer qu’un Lancner Majloch né en 1903 venant de Pologne serait mort le 7 juillet 1942 à Auschwitz.
Néanmoins les données fournies par Fréderic Haziza dans son livre mais aussi à la radio ne permettent pas d’affirmer avec certitude que ce Lancner n’est pas un homonyme. En effet la date de naissance diffère de 3 ans , la date du décès est antérieur de 10 jours au départ du convoi et surtout on ne trouve aucune trace de Lancner dans la liste des déportés du convoi N°6. »
Je n’ai pas lu le livre mais j’attendais de connaitre le nom de la grand-mère avant de relancer le débat. La « quenelle berlinoise » nous apprend qu’il y a un différence dans les prénoms entre Fajga et Fela mais je ne sais pas si cela équivaut à une sorte de nom composé comme jean-pierre ou marie-thérese etc …
De toute façon pour moi l’élément le plus troublant est le fait que le grand-père de Haziza n’est pas sur la liste officielle du convoi N°6 (de Papa Klarsfeld ).
Il se peut donc que la personne décédé à Auschwitz soit un homonyme du grand-père de Haziza.
Cela ne veut pas dire que le grand-père de Haziza n’est pas mort durant la guerre (comme de nombreux grands-pères d’ailleurs…) mais il se peut (simple spéculation) qu’il soit mort à la légion étrangère puisqu’Haziza nous dit qu’il s’y était engagé.
Il est donc important qu’Haziza clarifie la situation afin de pouvoir lever toute ambiguité !!!…
Salut
Je voulais juste preciser que Soral a juste dit qu’il n’y avait pas d’haziza déporté a auschwitz et que si un de ses grands père avait été déporté ce serait son grand père maternel.
Je voulais justement te contacter Joe à propos de ce « Leben wie Gott in Frankreich » Je vois que tu en parles toi-même don rien à rajouter sinon que ce démontage est excellent et pertinent.